Comment je suis passée de la recherche à la création de contenu

De chercheuse à créatrice de contenu

Jusque récemment, je ne me projetais pas du tout dans le rôle de l’entrepreneuse créatrice de contenu. Le principe même de création de contenu me faisait penser à du remplissage de coquille vide… avec du vide.  Oué, j’ai passé 11 ans de ma vie à l’université donc j’avais quelques toiles d’araignées à évacuer.

Alors, comment en suis-je arrivée à ce blog ?

Mon parcours (vite fait)

Mon intérêt pour le travail dans l’art m’est venu par petites touches. J’en parle dans ma page À propos, si jamais vous voulez du détail.

Geek

De chercheuse à créatrice de contenu

Dans tous les projets sur lesquels je travaille (rémunérée ou non), je suis assez fan de tester de nouveaux process, fouiller et truquer les paramètres de mes applications, et puis partager mes trouvailles avec mon entourage.

En un mot : trouver des solutions pragmatiques au service du collectif 🎯

Une obsession veille active concernant l'actu institutionnelle (les bases de la création de contenu)

De chercheuse à créatrice de contenu

Par ailleurs, j’ai toujours été intéressée par l’aspect institutionnel de l’art.

 

En master d’arts plastiques, ce sont les recherches sur les politiques culturelles et l’histoire des musées qui m’ont le plus fascinée.

J’adorais les visites de montage d’expo et l’étude des textes officiels, ceux qui disent où va l’argent (et pourquoi).

 

Les pratiques de médiation en art contemporain, leurs financements et leurs acteur·rices m’ont tellement passionnée que j’en ai fait une thèse. J’ai épluché les textes de cadrage (aka les logiques de financement) des projets de médiation ; j’ai rencontré une trentaine de professionnel·les de l’art, intervenant sur des projets de médiation à différents titres ; j’ai parcouru des centaines de documents de médiation. Tout cela s’est retrouvé dans ma thèse.

Lors de ma soutenance, le jury m’a reproché à l’unanimité de ne pas parler d’œuvres d’art (oups, j’étais rattachée à la discipline « Esthétique, sciences et technologies des arts »).

 

Ce n’est pas que les œuvres ne m’intéressaient pas.

 

Juste, en 420 pages, je n’avais pas le time pour évoquer les œuvres dont parlaient toutes ces personnes.

Déso pas déso, j’avais autre chose à traiter : les cadres symboliques (moraux, même) des politiques culturelles, les financements des projets de médiation, les formes plus ou moins cadrées de ces projets, la manière dont les pros dealent avec ces cadres, leurs conditions de travail et comment cela alimente, très cyniquement, les politiques culturelles.

 

Bref, depuis mes études et sans avoir vraiment fait exprès, je suis fort intéressée par l’actualité institutionnelle du secteur, et la manière dont elle donne forme à nos quotidiens de travailleur·ses de l’art.

 

Peut-être que j’ai juste besoin de comprendre la big picture avant de zoomer….

Le fait est que depuis quelques années, les conditions de travail dans le secteur de l’art ont été au cœur de plusieurs grandes actions : des actions militantes, des concertations institutionnelles, des déclarations plus ou moins suivies d’effets, la création de collectifs…

J’en parlerai dans un autre article. 

Entrepreneuse en puissance

Par ailleurs, en 2019, j’ai décidé de solidifier mon activité en tant qu’indépendante.

J’étais alors autoentrepreneuse, et ça me plaisait d’aller de mission en mission, faisant du pilotage de projet par ci, de la coordination par là, de l’administration, un peu de rédaction parce que j’adore écrire, un peu de conseil aussi.

Sauf que niveau offres de missions, je n’avais pas un choix démentiel.

OK, va falloir que je cravache un peu pour trouver plus de missions, voire des missions plus coolos
De chercheuse à créatrice de contenu
Moi-même, en 2019

J'ai donc commencé à me former sur l'entreprenariat

De chercheuse à créatrice de contenu

Enfin, à la base, je voulais « apprendre à démarcher »…

Si j’avais su où ça m’emmènerait cette histoire !

 

Je me suis vite rendu compte que, *auto*entrepreneuse depuis des années, je ne m’étais pas encore envisagée comme entrepreneuse tout court.

 

Et me voilà à causer B2B & B2C, personnal branding et étude de marché avec des entrepreneur·ses de plein de secteurs différents.

C’est là que j’ai entendu parler de création de contenu, en ces termes, pour la première fois de toute ma vie.

La nage en mer de charabia*

Meeting d'entrepreneur·ses auquel je pige rine

Je ne comprenais rien.

Je me sentais super étrangère à l’univers de ces gentes : la plupart étaient coach, ce à quoi je ne m’identifiais pas du tout.

 

Je voulais juste faire de l’admin pour des pros dont je connaissais bien le travail moi !

 

Et disant cela, je me sentais huit cents ans en retard sur le grand chemin du business…

 

Le pire était, je pense, de croiser et recroiser et re, recroiser les mêmes techniques, les mêmes stratégies pour se faire connaître et pour vendre, sans réussir une seule seconde à nous projeter dedans, moi et mon activité (sans nom donc).

J’ai entendu mille fois que la création de contenu sur Internet était un bon moyen de se faire connaître, blablabla-SEO, blablabla-communauté, blablabla-expertise, blablabla-lead magnet.

 

Mon cerveau enregistrait ça : blablabla-quelque chose.

Ça ne me parlait tellement pas, ç’en devenait douloureux.

J’étais saisie de stupeur en fait, paralysée entre deux pensées férocement rivales :

Rha mais tsss, c'est tellement pas moi de faire de la com, au secours
De chercheuse à créatrice de contenu
Moi-même
Je dois en passer par là, c'est comme ça que je trouverai des client·es
De chercheuse à créatrice de contenu
Also moi-même

Ça duré quelques mois années.

Notez que je parle ici de techniques que, deux ans plus tard, j’applique. Je les ai assaisonnées, digérées et assimilées à mon rythme quoi.

 

*Saviez-vous que « charabia » signifie auvergnat à la base ? Moi j’ignorais.

La révélation au niveau précryptoconscient*

Pendant tout ce temps, j’ai donc appris (entre autres) que, même si mon but était de vivre de mes prestations, je n’aurais pas à me limiter à faire ces prestas.

Je pourrais aussi, par exemple, et dans le cadre de mon entreprise, partager des ressources sur une thématique. Créer du contenu quoi.

 

Je n’avais pas encore pensé à intégrer mes recherches personnelles sur le travail dans l’art, mais l’idée commençait peut-être à germer, à un niveau cryptopréconscient* de mon cerveau.

 

Au niveau conscient, j’en étais fort loin.

La création de contenu pour moi, c’était remplir du vide avec quelque chose d’encore plus vide… aïe mon sens de la précision, et aïe mon amour de la recherche. Je vous parlais de mes années de fac : bah voilà où ça m’avait menée (entre autres).

La recherche était bien plus importante que la manière de la partager.

Parler de « contenu » plutôt que de recherches, de savoirs, de connaissances, bref de trucs nobles, ça dissonait sévère dans mon cerveau.

 

Comment expliquer ?

Pour moi, en matière de marketing web, un contenu pouvait être un son d’ambiance, un poème, une bannière de blog décorative… je ne pouvais pas le coller à ce que j’appelais jusque là « recherche ». Si vous avez besoin d’une compréhension premier-degrale du monde, hésitez pas, je suis là 🙋🏻‍♀️

 

*oui c’est l’un ou l’autre pour moi, ou les deux, peu importe.

Ellipse

Une pandémie et trois confinements plus tard, j’ai changé d’avis – et de point de vue.

La révélation consciente

De chercheuse à créatrice de contenu

Je n’allais pas juste solidifier mon job.

J’allais refondre mon activité à partir de mes deux amours :

 

  • l’organisation, car donc : passion tableaux de bord et astuces de productivité
  • la transmission : j’ai été longtemps médiatrice culturelle, mais aussi prof en fac et formatrice pour adultes. Autant dire que la transmission, j’aime bien (euphémisme).

Il m’a encore fallu quelques mois pour tester ça, et encore quelques autres pour incarner ce nouveau projet entreprenarial.

À mon rythme, disais-je !

Puis, j’ai dû rentrer dans le dur : communiquer sur mes prestations d’accompagnement des professionnel·les de l’art et de la culture.

Et communiquer, my way.

C’est sympa Instagram et Linkedin, mais  j’allais avoir besoin d’un site internet, qui aurait une partie blog.

La dernière épiphanie (en date)

De chercheuse à créatrice de contenu

C’est à ce moment-là, seulement, que j’ai pensé (💡) articuler mon entreprise à mes recherches et ma veille média sur le travail dans le monde de l’art.

J’ai enfin réussi à nous projeter, mes obsessions et moi, dans ce qui s’appelle, dans le monde du business et du SEO, la création de contenu.

Tadaaaa ! Vive la création de contenu

Voilà comment j’ai finalement apprivoisé la création de contenu, et comment vous vous retrouvez aujourd’hui à en profiter…

 

À ce sujet : si vous avez une suggestion, une remarque ou juste une réaction, je rêve de l’entendre !

Vous pouvez me contacter en suivant ce lien.

 

Merci pour votre lecture, et à bientôt !

Art boulot par Géraldine Miquelot - Allez c'est parti

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